Rencontre "Être parents autrement"
Prochain rendez-vous samedi 28 août 2010.
Infos et programme sur le blog de l'association : http://etreparentsautrement.unblog.fr
Vous pouvez me joindre par téléphone au 09.61.30.82.06 ou par mail info@ekodroles.fr
EKOdrôles se situe en région Poitou-Charentes,
à 20 kms à l'ouest de Niort, au coeur du Marais Poitevin.
Infos utiles et EKOlogiques
Que signifie EKOdrôles ?
EKO est le label attribué par Skal , organisme de certification des produits biologiques aux Pays-Bas.
"Drôles", en référence aux enfants nommés ainsi par chez nous,
c'est-à-dire en Poitou-Charentes et en Vendée.
EKOdrôles a donc ainsi été créé par une maman et un papa écolos, désireux d'offrir à leurs petits, ainsi qu'aux futurs et jeunes parents, des produits sains, écologiques et économiques,
dans le respect du développement durable.
EKOdrôles, c'est un service unique et personnalisé car je viens à votre rencontre pour vous informer et vous présenter des produits toujours utiles et pratiques.
Halte aux idées reçues !!
Non, les couches lavables ne sont pas un refus du progrès !
C'est simple, pratique, économique, écologique et MODERNE !! Essayez et vous verrez !
Non, l'écharpe de portage n'est pas compliquée à utiliser !
Un cours de portage et une utilisation régulière sont nécessaire.
Ensuite, vous ne pourrez plus vous en passer car
c'est plus économique et plus pratique qu'une poussette.
Le coton bio : pourquoi et comment ?
La culture de cette plante utilise 25% des insecticides consommés dans le monde
et 10% des pesticides utilisés en agriculture
pour seulement 2,5% de la totalité des terres cultivées sur la planète.
Le blanchiment du coton exige fréquemment d’utiliser du chlore ou des azurants chimiques.
La teinture du coton, elle, requiert souvent d’employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, évidemment toxiques.
La production d'un t-shirt consomme 25 000 litres d’eau
et émet 5,2 kg de CO2 (autant que 27 km en avion).
Le coton biologique est moins gourmand en eau et en adjuvant chimique.
2 avantages au développement de la culture biologique du coton :
- cette culture maintient les sols sains et productifs grâce à l'utilisation d'engrais naturels,
- elle respecte les équilibres naturels entre les différentes populations animales.
Couches lavables VS couches jetables
Couches lavables : de quoi parle-t-on ?
Oubliez les carrés de coton à plier et ajuster sur l’enfant puis à fixer avec une épingle à nourrice, les couches lavables ont évolué et ressemblent désormais plus à leurs concurrentes jetables. Elles sont maintenant préformées, munies d’élastiques aux cuisses et à la taille, mais aussi de velcro pour fermer et repositionner aisément. Il existe de nombreux modèles qui diffèrent par la qualité et la nature du tissu, l’épaisseur, la coupe, la taille, la couleur, le système de fermeture…
Les couches lavables réutilisables sont composées de plusieurs niveaux :
- la culotte de protection, partie extérieure de la couche, qui assure l’imperméabilité du système,
- la couche lavable qui constitue la partie absorbante,
- la doublure ou double-couche qui permet d’accroître la capacité d’absorption de la couche pour la sieste et la nuit voire en journée pour les enfants qui urinent beaucoup,
-
le voile de protection ou papier absorbant qui sert à jeter les selles sans y toucher.
Au quotidien
Depuis l’apparition des couches jetables, bon nombre de parents voient les couches lavables comme un système archaïque et contraignant. Qu’en est-il réellement ?
Voici un aperçu du mode d’emploi des couches lavables.
- Assemblez la couche. Pour cela, placez, si besoin est (pour les grands mouilleurs ainsi que pour la nuit), un protège couche dans le fond de la couche lavable à l’aide des pressions prévues à cet effet puis ajoutez le voile de protection.
- Placez la couche sur les fesses de bébé, de la même manière qu’une couche jetable. Une fois la couche lavable en place, ajoutez la culotte de protection par dessus. Assurez-vous bien que rien ne déborde de la culotte de protection, les fuites sont souvent dues à une culotte de protection mal positionnée. Pour ceux que les deux premières étapes auraient déjà démotivé, sachez qu’il existe des couches lavables où il suffit de glisser la bande absorbante. Ça coûte plus cher mais c’est plus pratique.
- Lors du change, retirez le voile souillé par les selles et jetez-le dans les toilettes.
- Si, malgré la feuille de protection, la couche est souillée en profondeur, retirez le résidu sous l’eau. Les couches pré-rincées peuvent ensuite être stockées dans un seau fermé rempli d’eau à laquelle vous aurez ajouté 3 à 5 gouttes d’huiles essentielles de lavande ou d’arbre à thé (tea tree) qui constituent de puissants désinfectants naturels. L’eau devra être changée si vous stockez les couches plus de 4 jours. Il n’est pas nécessaire de laver les culottes de protection à chaque change ; vous pouvez les aérer en attendant une prochaine utilisation ou les rincer à l’eau.
-
Vous pouvez laver les couches à 40 °C, avec le reste de votre linge. N’utilisez pas d’adoucissant ou de blanchisseur, ces produits diminuent la capacité
d’absorption des couches et doublures. Notez par ailleurs que lorsque vous achetez des couches lavables, vous devez les laver au moins 2 à 3 fois avant de les utiliser pour la première fois,
sinon elles n’absorberont rien. Plus vous les laverez, plus elles seront absorbantes.
Ainsi, après analyse du temps consacré aux activités en relation avec le change de bébé,
« Les couches lavables constituent une alternative moderne, écologique et économique aux couches jetables », par Anne-Sophie Ourth, thèse annexe présentée en vue de l’obtention du grade de docteur en environnement, il apparaît que, «contrairement aux préjugés, le temps consacré à l’entretien des couches en tissu n’est pas tellement plus important que celui consacré à l’achat et l’évacuation des couches jetables».
Au niveau du porte-monnaie
L’étude comparative du coût des différents modes de change a été très sérieusement réalisée par Anne-Sophie Ourth. Pour cette analyse, elle a comparé les coûts liés d’une part aux couches lavables et d’autre part aux couches jetables, de la naissance jusque la propreté, soit jusqu’à 2 ans et demi. Considérant que le nombre de changes est plus élevé dans le cas des couches lavables car les parents hésitent moins à changer leurs enfants, elle a évalué à 5 840 le nombre de couches lavables consommées jusqu’à la propreté, contre 4 380 couches jetables.
Rien n’a été laissé au hasard dans les calculs ; les coûts totaux tiennent compte :
- pour les couches lavables, du coût des couches et accessoires, du savon, de l’énergie et de l’eau nécessaires pour la lessive mais aussi de l’amortissement de la machine à laver le linge,
-
pour les couches jetables, du coût d’achat des couches mais aussi des sacs poubelle.
Après étude de diverses hypothèses (utilisation des couches lavables par plusieurs enfants de la fratrie, achat de couches réutilisables et jetables de qualité différente, nombre de couches lavables utilisées pour le roulement…), Anne-Sophie Ourth conclue : « pour un achat très confortable de couches lavables, en changeant fréquemment l’enfant, pour un seul enfant, sans chercher à valoriser les couches à peine usées qui pourraient facilement être vendues, le coût total s’élève à 780€. Pour une consommation raisonnée de couches jetables, avec des couches bon marché, en changeant l’enfant un minimum de fois par jour, sans compter les frais liés aux déplacements pour acheter les couches et les soins pour prévenir et traiter les irritations, le montant total s’élève à 831€. Il apparaît donc que la solution la plus économique en couches jetables a un coût supérieur à une solution confortable en couches lavables, même pour un seul enfant ».
A l’échelle de la planète
Pour un seul enfant, les couches jetables représentent :
- 4,5 arbres
- 5 kilogrammes de plastique obtenus avec 67 kilogrammes de pétrole brut
- 4 500 couches jetées aux ordures ménagères, partiellement décomposables en plus de 200, voire 500 ans
-
820 kilogrammes de déchets
La fabrication des couches jetables nécessite beaucoup d’énergie et l’eau rejetée après la production de la cellulose est fortement chargée en polluants chimiques. Mais laver (et éventuellement sécher au moyen d’un sèche-linge) des couches presque quotidiennement augmente relativement la consommation d’eau et d’électricité... et ce n’est ni économique, ni écologique ! Autant d’éléments à prendre en considération et qui ne permettent de trancher facilement entre les deux types de couches pour choisir le moins polluant !
Différentes études ont tenté d’évaluer l’impact environnemental de ces deux types de change tout au long de leur cycle de vie. Selon le cabinet d’études Best Foot Forward « Sharing nature’s interest : using ecological footprints as an indicator of sustainability » par Nicky Chambers, Craig Simons et Mathis Wackernagel, l’empreinte que laisse un enfant à cause des couches est estimée entre 4 440 et 8 000 m² s’il a consommé des couches jetables, 1 800 et 2 300 m² s’il a utilisé des couches lavables lavées à domicile. L’analyse réalisée par Lehrburger, Mullen et James, même si elle est à relativiser du fait de son ancienneté, conclue également à un éco-bilan plus positif des couches lavables, en considérant l’extraction des matières premières, les consommations d’énergie et d’eau et la production de déchets solides.
Ainsi, si on opte pour des couches lavables réalisées à base de matières textiles issues de l’agriculture biologique, que l’on les lave avec des lessives “vertes” et que l’on les laisse sécher à l’air libre, l’impact des couches réutilisables est bien moindre que celui des couches jetables.
Et pour les fesses de bébé
Les couches jetables nous garantissent « un bébé au sec ». Malheureusement, pour cela, la couche est gorgée de produits chimiques et doublée de plastiques étanches,
qui interdisent à la peau de respirer.
A l’opposé, il est admis que les couches lavables, fabriquées en tissu et totalement dépourvues de produits chimiques ajoutés, laissent respirer la peau de bébé mais conservent une certaine humidité.
Quelles sont donc les conséquences pour les fesses de nos enfants ?
Il est unanimement reconnu que les irritations sont principalement causées par l’humidité sur la peau de bébé. Mais la chaleur, la décomposition de l’urine en ammoniaque et surtout les bactéries jouent également un rôle majeur. Un seul moyen pour neutraliser ces effets : changer souvent la couche, ce que les couches jetables n’incitent pas à faire, principalement car elles semblent sèches, mais aussi à cause de leur coût et l’envie de réduire les gaspillages.
Malgré l’humidité que certaines couches réutilisables peuvent maintenir, il semble qu’elles permettent, du fait de l’aération de la peau qu’elles favorisent, de protéger les fesses de bébé des fameux érythèmes fessiers. Par ailleurs, la sensation d’humidité qu’elles procurent à l’enfant lorsque elles sont mouillées n’est pas sans intérêt. En lui permettant de ressentir le moment où il est en train d’uriner, les couches lavables favorisent la propreté de bébé. Il est reconnu qu’un enfant qui porte des couches réutilisables est en moyenne propre plus tôt. En 1961 alors que le lange en coton était le plus répandu, 90 % des enfants étaient propres à 2 ans et demi ; en 1997,
ils n’étaient plus que 22 %.
Les couches jetables, fermées par une culotte plastique occlusive, seraient par ailleurs responsables d’une élévation de la température au niveau des bourses des petits garçons. En bloquant le mécanisme physiologique de refroidissement des testicules, les couches jetables soumettraient les bourses à une température plus élevée (en moyenne d’un degré) et ne permettraient pas qu’elles se développent normalement. Ce phénomène pourrait être une cause de stérilité.
Enfin, même si les couches jetables sont testées dermatologiquement, il est toujours possible que votre bambin présente des réactions allergiques. Celles-ci peuvent être produites par les lotions et autres parfums incorporés à la couche mais également par les produits chimiques qu’elle contient. Différentes études font état de la présence de TBT (le tributylétain (TBT) est un composé organique de l’étain reconnu comme un perturbateur endocrinien) ou de composés organiques volatiles nocifs dans les couches jetables. Le blanchiment au chlore des couches jetables génère par exemple de la dioxine dont on trouve des traces dans les couches elles-mêmes. Sous l’appellation “dioxine”, on retrouve pas moins de 200 molécules chlorées, dont 17 sont réputées toxiques. Absorbées par la peau, les molécules de dioxine se concentrent dans les cellules graisseuses où elles peuvent séjourner pendant près de 30 ans. Or, l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu qu’il s’agissait de substances cancérigènes à long terme.
Selon Anne-Sophie Ourth, « les couches lavables constituent une alternative moderne, écologique et économique aux couches jetables. Il n’existe à l’heure actuelle aucune étude prouvant que ces substances, dans les concentrations rencontrées, sont nocives pour la santé des enfants. Cependant, la nature cancérigène de certaines et les effets négatifs d’autres sur l’environnement ou la santé devraient conduire à prendre des précautions quant à l’utilisation de ces couches. Si rien ne prouve la toxicité de ces produits dans les couches, aucune étude suffisamment longue ne prouve non plus leur innocuité. Le sage principe de précaution devrait inciter à ne pas mettre les enfants en contact permanent durant les 2 premières années de leur vie avec ces produits potentiellement dangereux pour leur santé ».
Le portage en écharpe
ENFANT BIEN PORTE, ENFANT BIEN PORTANT
de Claude Didierjean-Jouveau.
Article paru dans Allaiter Aujourd'hui n° 40 en Juillet 1999.
Concernant le portage, on pourrait presque reprendre mot pour mot ce qu'on dit de l'allaitement.
Comme l'allaitement, le portage a assuré depuis les débuts de l'humanité à la fois la survie physique des petits d'homme (le contact permanent avec la mère les
protégeaient des bêtes féroces) et leur développement psychique (c'est ce contact permanent qui a permis l'apprentissage, la transmission des connaissances et par conséquent, l'émergence de la
civilisation).
Comme l'allaitement, le portage a souffert de désaffection à l'époque moderne. On a voulu à toute force transformer les humains de " primates porteurs " (et portés) en "
nidicoles " (qui, comme les oiseaux, se développent dans un nid) : les bébés devaient dormir bien " au calme " dans leurs chambres isolées, dans leurs petits lits immobiles.
Comme l'allaitement, le portage a connu un regain de faveur à l'occasion du " retour à la nature " des années 70. Alors qu'il était considéré auparavant comme une
pratique de " sous-développés ", on a revu dans nos rues des " bébés kangourous " sur le ventre de leur mère ou de leur père.
Mais, tout comme l'allaitement prolongé, le " portage prolongé " est rare chez nous : quand il dépasse quelques semaines et quelques kilos, le bébé se retrouve généralement en poussette au niveau des
pots d'échappement…
Comme l'allaitement, le portage est hors commerce. Mis à part l'achat du porte-bébé (et encore, on peut très bien le fabriquer soi-même), porter ne coûte rien, alors que
toute la puériculture moderne vise à persuader les nouveaux parents qu'ils ont besoin d'acheter tout un matériel coûteux et encombrant.
Comme l'allaitement, le portage est un art d'imitation. Rien ne vaut de voir une mère porter son bébé pour avoir envie d'en faire autant et pour " attraper le coup ",
savoir enrouler le tissu, installer l'enfant… Et les enfants qui ont été portés et/ou qui voient leur mère porter un bébé, ont envie eux aussi de porter leurs poupées ou nounours dans un porte-bébé
plus ou moins improvisé (un torchon peut faire l'affaire !).
Comme l'allaitement, le portage est agréable pour l'enfant et pour la mère (ou le père). Cela seul devrait suffire à le justifier, mais comme on a toujours besoin
d'arguments scientifiques, et bien que les études soient peu nombreuses sur le sujet, nous allons en donner une petite liste.
Les bienfaits du portage
Le plus évident, qui crève les yeux (ou plutôt qui ne crève pas les oreilles !), c'est que les enfants portés crient moins que les
autres. Non pas tant que leurs pleurs soient calmés par le portage (quoique cela arrive) que parce qu'ils n'ont pas besoin de pleurer : le contact étroit avec l'adulte fait que ce dernier
est tout de suite averti des besoins du bébé et peut les satisfaire sans attendre.
Une étude parue dans Pediatrics en 1996 a confirmé cette évidence : chez la centaine d'enfants observés, le portage réduisait les pleurs et l'agitation de 43 % le jour et 51 % la nuit.
Le portage facilite l'attachement parents/enfant. Une expérience relatée dans le Lancet en 1987 va dans ce sens. On a distribué de façon aléatoire à deux groupes de mères de milieux défavorisés, des porte-bébés en tissu ou des sièges en plastique, en leur demandant de s'en servir régulièrement. A 13 mois, on a testé la qualité de l'attachement mère/enfant : 83 ù des enfants " porte-bébés " montraient un attachement sécurisé, contre 38 % des enfants " sièges en plastique "…
Le portage renforce le sentiment de compétence et de confiance en soi des parents, qui savent qu'ils ont un moyen sûr de satisfaire les besoins de leur
bébé (c'est particulièrement important dans le cas de bébés à coliques, de bébés aux besoins intenses). Un moyen qui par-dessus le marché leur permet de continuer à vaquer à leurs occupations et à
s'occuper d'autres enfants.
Les bébés portés reçoivent beaucoup plus de stimuli que ceux qu'on laisse tous seuls des heures dans leur chambre. Ils participent à toutes les activités de la maisonnée, " à hauteur d'homme ", tout en étant sécurisés par le contact. Ce qui permet un éveil harmonieux en rapport avec la réalité, une véritable implication au sein du monde et un développement riche et subtil de tous les sens (3).
Le bercement du portage stimule le système nerveux immature du bébé (3) en particulier le système vestibulaire (sens de l'équilibre).
Les bébés qui sont beaucoup portés développent un bon tonus du cou et du tronc, et une capacité d'adaptation aux changements de position. Ils ont en
moyenne un développement psychomoteur plus rapide et plus harmonieux, et souvent, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ils marchent plus tôt (c'est frappant chez les petits
africains).
Le portage traditionnel jambes bien écartées (par exemple à califourchon sur les hanches) est préventif des problèmes de hanche. On sait que les peuples où les enfants sont portés ainsi ne connaissent presque jamais de luxations de la hanche.
Les avantages du portage sont particulièrement nets pour les bébés prématurés (c'est d'ailleurs là qu'on trouve le plus d'études). Pour ces enfants nés à un âge où ils devraient être encore enveloppés par la matrice, le portage, que certains ont appelé " a womb with a view " (" matrice avec vue "), va prolonger la gestation trop tôt interrompue. C'est l'expérience des " bébés kangourous " colombiens (4), reprise dans certains centres de néo-natologie européens : le bébé, seulement vêtu d'une couche, est placé à la verticale peau à peau sur la poitrine de sa mère ou de son père, et ce en continu. Toutes les études (5) ont confirmé que chez les bébés ainsi traités, le sommeil est plus profond, les pleurs plus rares, l'énergie mieux conservée, l'allaitement et l'attachement parents/enfant facilités, la prise de poids plus rapide, les infections plus rares.
Il y a portage et portage
Mais tous les porte-bébés ne se valent pas.
Il faut notamment mettre en garde
contre les porte-bébés style kangourou, où le bébé est comme " suspendu " jambes pendantes, sans être bien maintenu contre le corps du porteur.
Ils cumulent les inconvénients :
- pour l'enfant : alors que les premiers temps, il est préférable qu'il soit en flexion, comme dans la position fœtale, dans ces modèles il est dans une position dangereuse pour sa colonne vertébrale
qui compromet un bon développement des courbures vertébrales (sans parler des risques de chute) ;
- et pour le porteur : le poids de l'enfant portant uniquement sur les épaules, ça tire sur le cou, les épaules et les reins ; alors qu'avec un porte-bébé où le bébé est bien maintenu contre le corps
de l'adulte, son poids est mieux réparti, ce qui évite le mal de dos.
PORTONS NOS BEBES !
Rita Messmer-Studer, Oberegg 8.2.2001
D'un point de vue physiologique, l'être humain vient au monde prématuré. Il devrait en fait rester 9 mois de plus dans le ventre maternel pour pouvoir atteindre un stade
d'évolution comparable à celui des autres mammifères à la naissance.
Qu'est-ce que cela signifie pour nous?
Nous pouvons nous efforcer d'offrir au nouveau-né pendant cette période un environnement ressemblant le plus possible à ce qu'il vivait dans sa vie intra-utérine. Pour ce faire, l'écharpe à bébé est idéale. En portant l'enfant dans une écharpe, la maman peut vaquer à ses occupations ménagères, éventuellement aussi professionnelles, et le bébé continue à être en mouvement, à se faire bercer du rythme quotidien qui était déjà celui d'avant sa naissance.
Pour le nourrisson, c'est complètement égal d'être porté devant, derrière ou de côté. Ce qu'il désire avant tout, c'est être près de sa mère (son père), sentir ses mouvements, sa peau, son odeur et sa voix. Physiquement et accoustiquement, le bébé perçoit exactement ce que fait sa mère, qu'elle soit en train de faire la cuisine ou le ménage, ou en train d'étendre son linge. Il se sent en sécurité et se fait bercer. Ce bien-être lui permet autant de dormir que d'être réveillé, selon son besoin.
Le nouveau-né recherche à être porté, il en a besoin. La meilleure manière et aussi la plus sûre pour lui d'être porté, c'est sur le dos de sa mère. De cette position, qui lui donne des conditions comparables à l'espace intra-utérin, il peut faire connaissance en toute tranquillité et en toute confiance avec le monde qui l'entoure. Il peut s'habituer petit à petit aux espaces plus vastes et aux distances plus grandes.
Les petits enfants qui sont portés de façon quasi ininterrompue par un adulte développent visiblement un meilleur sentiment corporel. A force d'être toujours bercé, balancé, le bébé doit s'adapter en permanence, que ce soit physiquement ou intellectuellement. Que la mère se penche, qu'elle marche, qu' elle cuisine, toutes ces activités présupposent du mouvement, des changements de position auxquels le petit doit s'adapter. Le bébé reçoit ainsi tout ce dont il a besoin, il se sent bien et comblé, et peut bien grandir.
A cela on peut ajouter que plus l'enfant est certain d' " appartenir " à sa mère, plus il pourra se séparer d'elle avec confiance et facilité, peut-être même avec envie, afin de pouvoir découvrir le monde.
La peur primitive, la confiance primitive.
Le petit être humain amène une angoisse primitive lorsqu'il vient au monde. Cette peur a pour raison qu'il est totalement livré à autrui pour pouvoir survivre et s'épanouir. A part crier et pleurer, il n'a pas d'autre possibilité d'agir pour sa survie. Cette peur primitive peut être réduite par l'élaboration d'une confiance primitive qui se construit d'elle même lorsque le bébé sait absolument qu'il peut en tout cas compter sur nous. Le bébé a besoin de proximité, de chaleur, d'amour et de nourriture. Lorsque cela lui est offert 24h sur 24, sa peur du début disparaît au profit de la confiance primitive. Etre porté en permanence contribue donc dans une large mesure, pendant ces premiers mois, à offrir au bébé ce dont il a besoin pour se développer sainement. La chaleur, la proximité, le sentiment d'appartenance, le mouvement (stimulation vestibulaire) et la stimulation des sens de l'ouïe, du toucher, de l'odorat et de la vue contribuent aussi à un développement optimal du cerveau. Le fait de porter le bébé de même qu'une attitude bienveillante aide aussi à éviter que le bébé ne souffre des coliques des trois mois et puisse aussi mieux dormir. Il ressent une sécurité complète, reçoit ainsi le meilleur des départs possibles pour sa vie, et devient capable de se développer sans crainte et sans souci, ce qui est tout autant bénéfique pour la chimie de son cerveau. Si pendant la première année, et les années suivantes, il n'y a pas de lien positif établi entre le bébé et une personne de référence, il arrive dans des cas extrêmes que l'enfant ne puisse plus jamais développer des relations normales avec les autres personnes, ni se développer moralement.
Après la guerre, un médecin américain a propagé l'idée de la nécessité de séparer les enfants de leur mère, sauf pendant les périodes d'allaitement (20 à 30 minutes toutes les 4 heures). Cette attitude a provoqué une perturbation des relations mère-enfant, comme l'a démontré une étude du début des années 1970. Les mères qui avaient le droit de garder leur enfant plusieurs heures par jour auprès d'elles ont développé un instinct maternel plus puissant et plus grand. Elle avaient une attitude plus ouverte envers les besoins de leur bébé, les caressaient davantage, et recherchaient plus le contact visuel avec lui que les mères du groupe de contrôle. Même deux ans plus tard, on pouvait encore remarquer des différences dans la manière des mères de parler avec leur enfant ! Le ton en général était plus doux, plus affectueux, et moins lourd d'injonctions.
Cette expérience montre à quel point même des petites interventions à des processus naturels peuvent influencer notre comportement social, et à quel point la chimie de notre cerveau réagit sensiblement. Quand des mères adultes sont déjà tellement conditionnées par l'entourage, on peut s'imaginer comment cela touche les petits enfants !
Le développement neurologique dans de bonnes ou de mauvaises conditions
Les influences auxquelles sont exposés les bébés dans leurs premières semaines et mois de vies terrestre sont déterminantes pour leur
développement neurologique, et donc de leur comportement futur. On a constaté que le cerveau des enfants qui ne sont que rarement caressés et peu stimulés à jouer est jusqu'à 30% plus petit que celui
d'autres enfants du même âge. Des expériences ont montré l'influence positive et encourageante que le sentiment de bien-être apporte, mais on a aussi démontré que son absence provoque des lésions
neurologiques. Ainsi, le maternage intensif aide le nourrisson à grandir avec un niveau de stress bas, alors que le stress provoqué par la négligence, la colère, les insultes, les punitions et les
coups touchent le développement du cerveau et les capacités d'apprentissage. De même, de petites atteintes, sans notion de violence, mais qui sont provoquées par la dépression, l'impatience ou
l'irritabilité peuvent avoir des effets sur le cerveau en pleine croissance de l'enfant. Cependant, cet organe a la prodigieuse capacité de se régénérer, lorsque les atteintes ne durent pas trop
longtemps, ou lorsqu'elles peuvent être neutralisées par d'autres personnes.
Si l' alimentation, la chaleur, un sentiment de sécurité et de confiance sont essentiels pour un développement neurologique sain, il ne faut pas oublier non plus l'importance d'une attitude positive
et stimulante. En première ligne, il s'agit bien sûr de la stimulation par le langage. On a ainsi démontré que des enfants auxquels les parents parlent beaucoup ont un QI plus élevé que les enfants à
qui on adresse moins la parole. Dans la vie des enfants, une phase extrêmement importante débute avec la naissance, phase dans laquelle l'enfant est confronté à des stimuli visuels, acoustiques,
langagiers et autres, ce qui lui offre une base pour son développement futur.
L'écharpe à bébé offre toutes ces possibilités, et de manière inégalée. L'enfant ressent la sécurité, l'amour, ce dont il a tellement besoin pour pouvoir grandir sainement, physiquement comme
psychologiquement, et il peut ainsi construire sa confiance primitive. Il peut maintenant se consacrer à développer son cerveau, ce qui signifie pour lui apprendre, apprendre, et apprendre encore.
Ses sens sont stimulés en permanence : il entend, ressent, sent, et voit, de plus, il est constamment en mouvement, ce qui permet aux connexions neurologiques de se faire de manière
optimale.
Le besoin d'être bercé
Le mouvement, de même que le fait d'être bercé sont des besoins naturels. On sait depuis la nuit des temps que rien ne calme plus facilement un bébé que lorsqu'il est bercé. On a construit des berceaux magnifiques, mais celui qui est le plus efficace reste le corps humain. Le nouveau-né est bercé en permanence lorsqu'il est porté, ce qui influence son développement physique et neurologique de façon non négligeable. Chacun sait combien les enfants apprécient le mouvement, combien ils aiment se balancer, être " envoyés en l'air ". On a constaté qu'en cas de difficultés d'apprentissage, ou d'échec scolaire, de simples mouvements peuvent aider à surmonter les difficultés. Les enfants apprennent mieux et plus rapidement lorsqu'ils bougent en même temps, se balancent. (Autrefois, on pensait qu'il fallait forcer les enfants à l'immobilité afin qu'ils puissent se concentrer).
L'importance de la stimulation vestibulaire (par le mouvement) est démontrée par l'observation faite dans les cultures où les enfants sont
portés par leur mère : ils ne pleurent presque jamais. Si l'on réfléchit au fait que les enfants sont portés pendant toute leur vie intra-utérine, on est en droit de se demander si de nombreux bébés
ne sont pas simplement incapables, pendant leurs premiers mois de vie terrestre, de survivre sans contact corporel et de stimulation vestibulaire. Il se peut fort bien que dans notre culture, les
bébés, couchés dans leurs petits lits, soient ainsi mis dans une situations non physiologique, qui mène entre autres à des pleurs.
En résumé, on peut dire ceci : si le nourrisson et le petit enfant, grâce à une éducation pleine d'amour, et à un sentiment de sécurité assuré, peuvent élaborer une confiance primitive, et ainsi
permettre aux connexions neurologiques de se faire le mieux possible, ils bénéficient alors des meilleures bases pour pouvoir, plus tard, apporter à leurs semblables acceptation, tolérance et
amour.
Rita Messmer-Studer
Cette mère de trois enfants, qui vit avec sa famille dans la région de St-Gall, est auteur d'ouvrages " Ihr Baby kann's ", et " Mit kleinen Kindern lernen lernen ", (malheureusement non traduits en français, ndlt). Elle donne aussi des cours aux jeunes parents, concernant les questions d'éducation en général et de massage des bébés, entre autres.
Comprendre et reconnaître les marques et les labels écologiques
EKO
SKAL est un organisme de certification hollandais qui délivre la norme EKO pour les produits biologiques.
Le domaine de Skal concerne l'agriculture bio, le traitement des produits agricoles, l'importation de produits hors de l'Union
Européenne, les sociétés de commerce et de logistique (sauf les magasins).
Les produits concernés sont les produits alimentaires bio végétaux
et animaux mais aussi non alimentaires tels que les huiles essentielles, teintures, textiles.
Skal est accrédité par le Dutch Council for Accreditation.
Toute la chaîne de production est contrôlée au moins une fois par an.
95 % des ingrédients au minimum doivent être issus de l'agriculture biologique.
Les aliments contenant entre 70% et 95% d'ingrédients biologiques peuvent indiquer : "x% des ingrédients d'origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique".
GOTS Global Organic Textile Standard
Ce label international privé a été créé en 2008 par un groupe de travail regroupant l'International Association Natural Textile Industry,
la Soil Association, l'Organic Trade Association et la Japan Organic Cotton Association.
Le label GOTS comporte deux niveaux d'exigence :
Organique : minimum 95% des fibres textiles d'origine biologique certifiée. Les 5 % restants peuvent être en fibres synthétiques ou artificielles (viscose par exemple).
"Made with X % Organic Materials" ou "Made with X % Organic - in conversion materials" : de 70 à 95 % des fibres d'origine biologique certifiée ou en conversion. Les 30 % restants peuvent être en
fibres non biologiques. Les fibres artificielles ou synthétiques sont autorisées à hauteur de 10 % maximum (25 % pour les chaussettes, collants et vêtements de sport).
Le label GOTS interdit:
- l'utilisation de solvants aromatiques ou halogénés, de chlorophénol, de détersifs, du formaldéhyde, des OGM, de fongicides ou biocides,
- de métaux lourds et de colorants contenant des métaux (sauf le cuivre autorisé à hauteur de 5 % dans les colorants bleus ou verts, et le fer), ...
- le PVC pour les accessoires (ex.boutons).
Le référentiel inclut également des critères sociaux selon des conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) : respect des droits des salariés, pas de travail des enfants, liberté syndicale ...
Öko-Tex 100 et 1000
Leader mondial des labels santé dans le textile, les labels internationaux Oeko-Tex 100 et 1000 sont apposés sur des textiles ne contenant pas d'éléments chimiques nocifs pour la santé et la peau (formaldéhyde, métaux lourds, pesticides, phtalates, benzène ...).
Ces labels privés sont attribués et gérés par Öko-Tex et contrôlés par des organismes indépendants.
Les organismes de contrôle sont accrédités par les organes compétents dans chaque pays.
Le fabricant peut apposer le label Oeko-Tex sur les produits ou groupes d’articles ayant fait l’objet de contrôles concluants et en faire la publicité sous toute autre forme s’il a été prouvé dans le
cadre de tests en laboratoire que la totalité de leurs composantes, accessoires compris, remplissent les critères de contrôle requis.
Un certificat pour un produit est établi pour une durée d’un an et peut-être renouvelable plusieurs fois.
Oeko-Tex 100 garantit que les textiles ne contiennent pas de substances indésirables pour la santé et pour la peau.
Il prévoit notamment:
- des critères de contrôle identiques partout dans le monde et scientifiquement fondés,
- le contrôle et la certification des produits textiles par des instituts de contrôle indépendants ayant l’expertise requise,
- le contrôle des produits bruts, semi-finis et finis à tous les niveaux de la transformation,
- la conformité de la production grâce à la gestion qualité dans les entreprises. des contrôle régulières dans le commerce et des visites des entreprises par des auditeurs indépendants de l’Association Oeko-Tex.
- Oeko-Tex 1000. Cette certification concerne les sites de production des entreprises de textile qui souhaitent que l’on reconnaisse les efforts qu’ils font au niveau de leurs sites pour le respect de la nature. Le Standard 1000 complète le Standard 100 par un système de contrôle, d’audit et de certification pour les sites de production respectueux de l’environnement tout au long de la chaîne textile. Pour obtenir la certification selon l’Oeko-Tex Standard 1000, les entreprises doivent apporter la preuve qu’au moins 30% de la production sont déjà certifiés selon l’Oeko-Tex Standard 100 et remplir certains critères concernant leur processus de fabrication respectueux de l’environnement.
